André Tignon - - La saga du fléchage des parcours. 2011
La saga du fléchage des parcours
A priori nul ne peut dégrader la voie publique ne serait-ce qu'en y abandonnant son mégot. Et a fortiori en maculant la chaussée de flèches colorées pour les vélos. Cependant ... il faut voir.

Le problème, s'il y a vraiment problème, n'est pas nouveau puisque nul n'est censé ignorer la loi. La loi qui, en l'occurrence, date de 1945 pour imposer de respecter le domaine public. D'où l'interdiction d'abandonner quoique ce soit sur la chaussée et ses à côtés, tel que mégot, papier ou autres détritus. Et, par extrapolation car la loi ne le mentionne pas expressément, défense de baliser un parcours cyclotouriste. Que ce soit au sol à la peinture ou " en aérien " (aussi indiqué " à la verticale ! " par les organisateurs) par panneaux amovibles. Ceci sur le territoire français comme sur le sol belge.

D'où les annonces telles que " Ne pas jeter sur la voie publique " à propos de prospectus ou, dans les coins de besoin, " Ne pas uriner " même si l'interdiction concerne le lieu et non pas le temps. Ces choses étant rappelées, il apparaît que les cyclos de Wambrechies Marquette ont joué de malchance dans leur Rallye du Lilas le dimanche 1 mai 2011 : " Concernant notre fléchage au sol, nous avons été surpris par le fait qu'en séchant la peinture est devenue plus foncée. Ce qui a rendu le parcours plus difficile et nous vous demandons de bien vouloir nous en excuser ".

Ce qui n'était qu'un demi-mal se complique sur un parcours franchissant la frontière belge pour donner du relief et de l'exotisme à la randonnée cycliste. Cependant il faut croire que la Belgique reste une " terra incognita ": " Concernant le fléchage en Belgique, sur le territoire de Heuveland, nous avons fait du vertical avec flèches en carton. Or celles-ci n'étaient plus en place le dimanche matin..."

L'explication traditionnelle des mauvais et/ou jeunes plaisantins ne va pas tenir longtemps : " Nous avons eu, le soir même, un coup de téléphone de la police belge expliquant que l'arrachage de nos panneaux était leur oeuvre car nous n'avions pas demandé d'autorisation ! "

Les cyclos de Wambrechies-Marquette se le tiennent donc pour dit, quitte à se tromper d'administration : " Il fallait demander une autorisation auprès de la préfecture belge. " (sic !). Précisons donc que si l'on dépose son parcours à la préfecture en France, il convient de s'adresser à l'entité de commune en Belgique. La loi n'a pas changé mais les communes l'interprètent à leur guise : c'est plus strict à Heuveland qu'à Tournai, si l'on en juge par le double fléchage de la Grinta !

Photo ci-jointe : Seul ce fléchage DDE est autorisé sur les routes. Pour le reste c'est selon les autorisations ou convenances.

André TIGNON - www.nordeclair.fr


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Date de création : 17/05/2011 @ 19:49
Dernière modification : 13/08/2011 @ 13:43
Catégorie : André Tignon
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