André Tignon - - Un véritable enfer pour 2.641 cyclos
Paris-Roubaix cyclo 2010. Le breton Jean-Claude Salmon se souviendra de son plongeon dans l'enfer du Nord
Au lendemain d'une journée caniculaire, on pouvait craindre la poussière. C'était sans compter sur la pluie des orages matinaux qui transforma le Paris-Roubaix des cyclos en chevauchée héroïque.

Si tout c'est bien terminé à Roubaix, après les routes de l'enfer qui conduisent au paradis, c'est que l'organisation du Vélo Club s'est révélé impeccable et que le ciel s'est montré clément malgré une redoutable averse orageuse. Un véritable enfer du Nord, principalement sur les pavés empruntés de 10 à 12 h entre Wallers Arenberg et Beuvry-la-Forêt.

Tout avait pourtant bien commencé, au lendemain de la chaude journée de samedi, pour les départs de Cambronne-les-Ribecourt (au nord de Compiègne) et de Bohain (au nord de Saint-Quentin) pris entre 4 et 7 h, même si le ciel, du fait de l'orage annoncé, ne daignait pas se dégager. Vu la température clémente, nombre de cyclos ne daignèrent pas s'encombrer de l'imperméable. Et les vannes célestes s'ouvrirent sur le peloton des 2.641 cyclos engagés à rallier le vélodrome de Roubaix.

Et ce en suivant le parcours exact (260 km) des professionnels, pour les plus motivés, ou une distance réduite (180 km), pour les moins matinaux, ou simplement sur le final des 100 derniers kilomètres pour 260 inscrits au départ de Wallers-Arenberg.

Le site minier de la Porte du Hainaut, qui se prépare à accueillir une étape du Tour de France, a connu une belle effervescence avec un poste de ravitaillement contraint à se trouver un toit. L'orage risquant de noyer les victuailles. Si la chaleur y est pénible et la poussière asphyxiante, la pluie rend le pavé glissant et la boue impose des trajectoires imprévisibles. Y compris le plongeon dans un fossé profond dont se souviendra le Breton Jean-Claude Salmon " Diagonaliste de France, je voulais me faire le plaisir d'un enfer du Nord, à 67 ans. Sincèrement je n'en demandais pas tant. Merci, tout de même, de m'avoir sorti du trou ! ".

Par centaines on rapporterait des anecdotes de ce style. Récits d'autant plus souriants que tout s'est bien terminé avec le soleil revenu pour les dernières heures de la longue route. La preuve en furent les tours de piste puis les poses pour la photo souvenir dans l'enceinte du vélodrome. Il faut dire qu'on était venu, nombreux et souvent de loin, pour triompher à Roubaix !

Photo ci-jointe : Le Breton Salmon se souviendra de son plongeon dans l'enfer du Nord : " Même pas mal !"

André TIGNON - www.nordeclair.fr


Partager cet article :
Bookmark and Share


Date de création : 08/06/2010 @ 20:20
Dernière modification : 08/06/2010 @ 20:20
Catégorie : André Tignon
Page lue 3898 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

 
Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

 
^ Haut ^