André Tignon - - Exotisme à portée de pédale
Il y a belle lurette que les vélos franchissent la frontière sans s'acquitter d'un droit de passage, mais le mouvement transfrontalier est actuellement nettement en faveur de nos voisins belges.
Cyclotourisme - Exotisme à portée de pédale
Que ce soit à l'ouest de la métropole lilloise, en comparant les Capi Ploegsteertois et les Monts des Flandres de l'Urfa-Lille, ou à l'est avec la Arnaud Tournant de Lys-Lez-Lannoy par rapport à la Picarde de Templeuve (B), l'affluence et la préférence des parcours profitent à la Belgique. Du moins dans les sorties dominicales, qu'on dira de proximité.

Profiter du relier des routes belges

Les belges adorent la France quand il s'agit d'évènements d'exception comme Paris-Roubaix, la Marmotte à Bourg d'Oisans ou l'Etape du Tour comme, cette année, au Mont Ventoux. En revanche, ils constatent que leurs grands évènements cyclos, le Tour des Flandres (Ronde) ou Tilff-Bastogne-Tilff n'attirent pas la foule française sur leurs terrres. Ce premier constat serait donc en leur défaveur.

Il en va autrement dans le cyclotourisme de proximité. Nombre de randonnées nordistes, comme récemment la Arnaud Tournant de Lys-lez-Lannoy, et bientôt (le 27 septembre) les Monts et Moulins du VC Roubaix, prennent la direction de la Belgique. Pour profiter de l'agrément de ses petites routes et... de son relief. Cela fleure bon l'exotisme. Rares sont les clubs belges à prendre la direction inverse.

Le comble, c'est que les cyclos nordistes - au moins les frontaliers - participent volontiers aux organisations voisines. Ainsi l'Elan Ploegsteertois dénombra-t-il sur ses "Capi" plus de cyclos venant des clubs français que de nationaux. Ceci alors que les brevets nordistes comme Lille-Calais, Lille-Val Joly et même les Monts de Flandres se déroulent, à l'exception mouscronnoise près, sans ces derniers.

La Frontière des habitudes

Difficiles de donner à cela une explication rationnelle. Sauf qu'on peut comprendre les Tournaisiens quand on les invite, en vain à venir prendre un départ en ville pour un parcours les ramenant au Mont Saint-Aubert. Et aussi ceux de Courtrai qui se retrouveraient dans leur cher Heuvelland.

Si certains consentent au déplacement extérieur, c'est à l'occasion d'une Picarde à Orchies ou d'une Transfrontalière à Condé sur l'Escaut, dans le cadre de challenges qu'ils ont initiés.

En fait, la frontière des habitudes, comme celle de la langue, reste quelque chose de difficile à franchir.

Photo ci-jointe : Majorité française, comprenant le club de Wambrechies, parmi les participants à "Capi Ploegsteertois".

André TIGNON


Date de création : 15/09/2009 @ 19:44
Dernière modification : 15/09/2009 @ 19:44
Catégorie : André Tignon
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